Gâteaux

Gâteau chocolat pop corn et la dure réalité de la restauration

L’article d’aujourd’hui et la recette de ce gâteau chocolat pop corn, c’est surtout un prétexte pour vous parler de mon job et de tout ce qui se passe de compliqué quand on fait le choix de travailler en restauration.

Gâteau à la confiture de lait, chocolat et noix de pécan

Je ne savais pas trop comment écrire l’article d’aujourd’hui. Je suis dans une période de transition tant au niveau professionnel que privé depuis que j’ai décidé de partir quelques mois au Canada en juin et le moins qu’on puisse dire, c’est que ce n’est pas évident.

Mon job actuel de chef de partie en pâtisserie dans un restaurant gastronomique, je l’adore à cause de la liberté de création et de toutes les responsabilités qui vont avec le poste. Mais se sont aussi ces responsabilités qui font que ce métier demande de faire des choix : avoir une vie personnelle ou avoir un job génial, parce que, non, on ne peut pas avoir les deux en restauration. Au début on arrive comme moi plein d’envie et on se fait avaler tout cru par cette grosse machine qui anéantit notre vie privée. Heureusement que mon chéri travaille au même endroit sinon je ne le verrai jamais mais là encore, bosser ensemble signifie qu’on ne déconnecte jamais (enfin moi je n’y arrive pas).

Gâteau à la confiture de lait, chocolat et noix de pécan

Bref, la restauration c’est comme un éléphant dans une pièce minuscule : elle prend toute la place. Je n’ai plus le temps de lire, de faire un dîner spontané, j’ai à peine le temps de tenir ce joli blog que j’adore bref, toutes les choses qui me tiennent à cœur son passées au second plan.

Stop. J’étouffe. Après un an et demi de restauration je sais maintenant que ce n’est pas fait pour moi à l’instant T, c’est bien trop dur et exigeant, et je suis bien trop une « putain de râleuse de merde » (comme m’appelle affectueusement mon chef, si si, pour de vrai, je l’adore en plus) pour me laisser engloutir plus longtemps sans rien faire.

J’admire totalement les personnes qui ont la force de faire ça toute leur vie, se sont des héros qui ont trouvé la recette qui fonctionne pour eux, à moi de trouver la mienne ! Je voudrais être un bisounours et pouvoir garder cette liberté de création, cette équipe que j’adore, le beau lieu où je travaille mais sans que ça soit aux dépends de ma vie privée. J’ai mis 28 ans à trouver le bon métier, reste à trouver le bon endroit.

Gâteau à la confiture de lait, chocolat et noix de pécan

Je n’ai jamais autant appris et autant évolué dans ma pratique que depuis que je suis dans ce restaurant, j’aurais adoré continuer à faire de beaux desserts, mais je suis trop frustrée d’avoir tant d’idées et si peu de temps pour les réaliser. Je me suis toujours jurée de faire passer ma vie personnelle avant ma vie professionnelle mais j’ai fait tout l’inverse.

Aujourd’hui je décide de partir, de changer d’air, de pays, de style de pâtisserie, parce qu’il faut que je rééquilibre la balance, que je me retrouve et que je redevienne la personne joyeuse et idéaliste qui se cache maintenant sous une montagne de stress. Le Canada c’est un premier pas, peut-être une façon de fuir mais surtout une façon de changer totalement d’environnement pour repartir à zéro.

Gâteau à la confiture de lait, chocolat et noix de pécan

Le post d’aujourd’hui, s’il paraît un peu sombre, se veut en fait tout l’inverse. C’est pour vous dire qu’il ne faut jamais avoir peur de changer quelque chose à sa vie si on est pas heureux, de changer de job, de ville, de pays, de chéri(e) bref, d’être acteur de se vie pour ne pas un jour se retourner et se dire qu’on ne l’a pas vue passer.

Bon, pour les courageux qui ont tout lu, voici la recette du gâteau chocolat pop corn à la confiture de lait et noix de pécan.

Ingrédients pour 8-10 personnes :

4 œufs moyen
120 g de crème épaisse
1 gousse de vanille
1 pointe de couteau de cannelle
275 g de farine T55
1/2 càc de bicarbonate de sodium
1,5 càc de levure chimique
1/2 càc de sel
170 g de beurre mou
150 g de sucre en poudre
100 g de confiture de lait
100 g de noix de pécan grossièrement hachées
160 g de pépites de chocolat noir

+ 200 g de chocolat noir fondu
+ 50 g de maïs à éclater pour le pop corn

Préparation :

Beurrez et farinez un moule à bundt cake. Préchauffez votre four à 180°C.

Dans un premier saladier mélangez les œufs, la crème, la vanille et la cannelle. Dans un deuxième, mettez la farine, le bicarbonate de sodium, le sel et la levure chimique. Dans le bol de votre robot muni de la feuille, fouettez le beurre et le sucre pendant environ 3 minutes en raclant les bords du bol à mi chemin.

A basse vitesse ajoutez 1/3 du mélange sec puis la moitié du mélange aux œufs, répétez l’opération et terminez par le mélange sec. Raclez éventuellement les bords du bol en cours de route pour vous assurer que tout soit bien mélangé. Pour finir mélangez une minute puis versez 1/3 de la pâte dans le moule, parsemez de la moitié des noix de pécan+chocolat+confiture de lait, couvrez avec 1/3 de pâte, ajoutez le restant de la garniture puis terminez par le restant de pâte.

Gâteau à la confiture de lait, chocolat et noix de pécan

Enfournez pour environ 45 minutes à 180°C ou jusqu’à ce que la pointe d’un couteau ressorte sèche. Dès que le dessus est assez doré, pensez bien à le couvrir de papier aluminium pour ne pas qu’il brûle. Une fois cuit, laissez-le refroidir 10 minutes dans le moule puis démoulez-le et laissez-le refroidir complètement. Pendant ce temps faites fondre le chocolat et éclater le pop corn (il suffit de le mettre dans une casserole avec couvercle sur feu moyen et d’attendre que ça éclate). Une fois le gâteau à la confiture de lait froid, nappez-le de chocolat et parsemez le dessus de pop corn.

BON WEEK-END, PRENEZ SOIN DE VOUS !

A propos de l'auteur

Valérie

Fan absolue de l'automne, je suis la pâtissière derrière I Love Cakes. Mon chien adoré Dexter est toujours dans mes pattes et j'adore ça ! Ce blog est le reflet de mon goût pour la gastronomie, les voyages et la photographie. Et comme les passions c'est fait pour être partagé, je vous invite à me suivre dans toutes mes aventures...

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24 commentaires

  • C’est aussi l’impression que j’ai toujours eu vis-à-vis de la restauration alors quand on me demande pourquoi je n’ouvre pas mon resto/café… Je réponds que ce n’est une vie pro qui est faite pour moi, les horaires, tout ça… En tout cas, pas pour le moment. En ayant essayé et te donnant la chance de faire autre chose, tu enrichies ton expérience pro, pour être passée par une reconversion il y a 3 ans 1/2, je sais que je ne finirai pas ma vie dans ce 2ème métier (enfin sans compter la liste de tous les petits boulots divers et variés que j’ai pu faire), la cuisine peut-être mais de quelle façon, c’est aussi un point d’interrogation.

    Ton départ dans un autre monde ne sera que bénéfique à tous les niveaux, j’envie ton courage car j’ai aussi ce projet mais pas encore réussi à franchir le pas… Quand on est pas heureux avec ce qu’on a, il faut bien faire en sorte de le devenir, tu as tout à fait raison, en tout cas, je suivrai tes nouvelles aventures avec tout autant de plaisir 😉

    • Oui j’en suis beaucoup revenue moi aussi d’ouvrir mon affaire mais je n’y ai pas totalement renoncé, mais pas en France en tout cas. Pour l’instant je vais m’accorder une pause !

  • Ton séjour ailleurs ne te fera que du bien, c’est évident, pas seulement parce qu’il s’agit du Canada et que je suis pas très objective sur ce pays, mais tout simplement parce que tu as senti que c’était le moment, le bon moment. Savoir dire stop, c’est une force!
    🙂

  • Bonsoir,
    Je te comprend moi aussi j’en avez marre de ne pas trouver de travail alors je voulais faire un cap pâtisserie mais deux enfants dont mon aînée qui a un handicap invisible alors je fait beaucoup de biscuits cakes…alors ni une ni deux je me suis lancé je vais créer ma biscuiterie pour tous même les allergiques auront droits à leurs biscuits je suis sur que le bonheur t’attend quelle que part

    • Oh merci Catherine ! C’est un beau message d’espoir je trouve, il ne faut pas hésiter à prendre des risques et à se réorienter dans la vie. Bon courage pour ton projet !

    • Merci Anabelle ! Pour le moule à bundt cake, vous pouvez en acheter sur des boutiques en ligne comme Amazon, Kookit ou Meilleur du chef. Il y a différents modèles et différentes tailles, faites bien attention à la contenance.

  • Bonjour Valérie,
    J’ai lu votre récit relatif à votre éventuel départ pour le Canada. Attention au rêve d’une vie d’ailleurs. Mon Fils avait la même intention, pour le Québec. Il se sentait chez lui après un stage, que son soi-disant employeur n’avait pas déclaré. Le Québec pour le citer, du fait qu’il parle Français. La mentalité est très différente de la mentalité Française. Là-bas, c’est pareil que la France, tout en étant différent. Ils parlent Français avec la mentalité Américaine. Cela revient à dire que vous les comprenez du fait de la langue. Mais, le reste très dur, si l’on n’est pas habitué. Entre parenthèse, ils sont plus Français que nous les français. Un exemple. Ici en France le panneau du code de la route est « STOP ». Au Québec c’est « ARRET ». Pour dire qu’ils vont faire du « shopping », ils vont « magasiner » du mot magasin. Il ne faut pas oublier non plus, que pour eux, vous êtes une étrangère, alors que le Français peut se sentir chez lui. Donc, tout employeur sera à même de vous exploiter. De plus, le Québec, on ne rentre pas comme ça. Chaque visa est relatif à une situation spécifique, et très précise. Si vous voulez y faire peut-être votre vie. Aller en vacances avant de prendre toute décision. Retournez-y plusieurs fois, afin de bien vous imprégner de la mentalité. Renseignez-vous sur les lois, le code du travail. Les principes du travail, qui n’ont rien à voir avec les nôtres. Là-bas, la mentalité n’est pas celle de la France. Ce n’est pas une mentalité d’assisté. De plus, ils ont comme principe « qu’est-ce que vous apportez au Canada », et ce, à tout point de vue. C’est très bien vu par exemple, que vous fassiez partie d’une association. Vous apportez votre contribution à aider les Canadiens. Là-bas, c’est très bien vu d’aller vers les autres, et pas d’attendre que ce soit les Canadiens qui vous apportent quelque chose. Pour les jeunes cela peut-être un tremplin. Allez voir le site du Canada. Comment l’on obtient un visa, etc… Je vous conseille vivement avant d’y aller en vacances. Approfondissez tous les principes des visas pour le travail. Pour faire court, si vous avez un contrat de travail pour travailler au Canada, c’est gagné, sauf que c’est très contraignant pour l’employeur Canadien. Il doit remplir un dossier justifiant le fait, du pourquoi il veut vous embaucher, et pas un Canadien. Les Canadiens sont prioritaires sur tout, logement, travail, etc. Donc, bien souvent les employeurs laissent tomber le fait de vous employer. Sauf, s’il vous emploie sans vous déclarer. Mais là, très dangereux. S’il découvre cette situation, il vous reconduise à l’aéroport avec interdiction de revenir sous quelque visa que ce soit. Comme vous pouvez le voir, ce n’est pas la France.
    De plus, le dollar Canadien est plus faible que l’Euro. Donc, vous aurez un peu plus d’argent. L’hiver peut y être très froid, jusqu’à moins 20°, voire plus.
    Mon fils avait également l’intention d’ouvrir une sandwicherie avec une prédominance sur le café d’exception. Nous avons élaboré tous les paramètres. Rentabilité, situation, concurrence, code du travail, faisabilités, cout financier, etc.
    Vous pouvez me contacter si vous voulez, pour de plus amples renseignements sur mon mail ; moncafe1404@orange.fr
    Cordialement.
    Joel

    • Merci Joel pour ce long message ! J’ai déjà passé 5 mois au Québec donc j’ai eu le temps de me faire une idée. J’ai adoré la vie là bas et j’aimerai beaucoup y retourner.